Pourquoi le phytoplancton ?

Le phytoplancton une ressource vitale

Le phy­to­planc­ton est un terme uti­lisé pour défi­nir les micro-orga­nis­mes pho­to­syn­thé­ti­ques uni­cel­lu­lai­res (prin­ci­pa­le­ment des micro-algues et cya­no­bac­té­ries). Il peut former des colo­nies et déri­ver au grès des cou­rants. Ce groupe cons­ti­tue le moteur de la « pompe bio­lo­gi­que de car­bone » dans les océans grâce à sa capa­cité de cap­tage de CO2 et sa pro­duc­tion signi­fi­ca­tive d’oxy­gène à des­ti­na­tion de notre atmo­sphère.
Le phy­to­planc­ton est le prin­ci­pal pro­duc­teur pri­maire marin, ce qui le place à la base des écosystèmes aqua­ti­ques. Beaucoup d’orga­nis­mes marins (zoo­planc­ton, coquilla­ges, pois­sons, etc…) s’ali­men­tent de phy­to­planc­ton. Certains de ces consom­ma­teurs de phy­to­planc­ton sont eux-mêmes consom­més par d’autres orga­nis­mes que nous pou­vons retrou­ver dans notre assiette. L’énergie captée par le phy­to­planc­ton devient alors notre énergie.

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Colonie de Phaeocystis

Le phytoplancton en tant que bio indicateur

Le phy­to­planc­ton est également très sen­si­ble à la qua­lité de l’eau comme à n’importe quelle per­tur­ba­tions natu­rel­les ou cau­sées par l’homme. En raison de sa capa­cité de mul­ti­pli­ca­tion élevée et d’un cycle de vie court, il réagit rapi­de­ment aux chan­ge­ments envi­ron­ne­men­taux. Sous cer­tai­nes condi­tions, des espè­ces devien­nent ainsi pré­do­mi­nan­tes pen­dant une période donnée. Elles sont alors à l’ori­gine de pro­li­fé­ra­tions phy­to­planc­to­ni­ques (aussi connues sous les termes d’efflo­res­cen­ces ou « blooms »). La vitesse d’appa­ri­tion des blooms, leur inten­sité, leur durée ainsi que l’étude de leur com­po­si­tion nous ren­sei­gne donc sur les condi­tions du milieu et sur la qua­lité de l’eau.

Le phytoplancton potentielle source de problèmes

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Dinophysis

Parmi les mil­liers d’espè­ces recen­sées à l’échelle mon­diale, la pro­li­fé­ra­tion de quel­ques-unes peut repré­sen­ter un pro­blème. Elles peu­vent repré­sen­ter une menace lorsqu’elles sont res­pon­sa­ble de flo­rai­sons nui­si­bles et/ou toxi­ques. C’est à dire, une explo­sion du nombre d’indi­vi­dus d’une espèce nui­si­ble ou toxi­que en peu de temps, suite à un établissement de condi­tions favo­ra­bles pour elles. Ces événements peu­vent pro­vo­quer des colo­ra­tions des eaux, l’asphyxie ou le déclin des orga­nis­mes, les aéro­sols qui s’en déga­gent peu­vent avoir des consé­quen­ces direc­tes sur la santé humaine. De plus, les coquilla­ges, notam­ment les moules et huî­tres peu­vent être conta­mi­nées par les toxi­nes alga­les et leur consom­ma­tion peut entraî­ner chez l’Homme des trou­bles gastro-enté­ri­ques ou des trou­bles neuro-mus­cu­lai­res graves. La détec­tion pré­coce de ces évènements est essen­tielle pour déclen­cher les pro­cé­du­res d’alerte.